Le salon H’Expo qui a eu lieu mi-septembre à Toulouse a permis à Ossabois de présenter son savoir-faire, ses réalisations mais aussi et surtout d’éprouver la pertinence de notre démarche d’industrialisation de la construction.

A la demande des organisateurs, je suis intervenu durant le congrès sur le thème de l’industrialisation de la construction. Avant moi, de respectables confrères avaient abordé le sujet selon leur propre angle de vue. Le mien était de faire valoir une idée toute simple : industrialisation ne veut pas dire standardisation !
Mon précédent article faisait état des différents atouts de l’industrialisation pour répondre aux enjeux économiques et énergétiques que nous présente l’époque. N’y revenons pas. Mais il m’est apparu nécessaire de compléter ce tableau en insistant sur le fait que l’industrialisation ne s’oppose pas, contrairement aux idées reçues, à la créativité. Car c’est là le crédo de nos détracteurs ! Ils se retranchent derrière l’expérience de la préfabrication que nos pères ont connu après-guerre. Sauf que les choses ont changé ! Les méthodes ont évolué et le matériel n’est plus tout à fait le même !

Avec l’ingéniosité de l’informatique, les prouesses des machines à commandes numériques et la puissance des engins de levages, il est aujourd’hui possible de réaliser des constructions splendides !
Mais si la technologie a changé, les mentalités, elles, restent, bien souvent, les mêmes. Les professionnels de la construction restent arc-boutés sur des méthodes de travail traditionnelles, faisant la part belle à l’architecte et à sa créativité, laissant aux autres le soin de se débrouiller pour réaliser ce qui a été imaginé.
Or, pour industrialiser la construction, faire chuter les coûts et conserver un très haut niveau de création, il suffit d’appréhender les choses d’une manière différente.
Pour bénéficier de tous les attraits de l’industrie, il faut prendre en compte de nouvelles données le plus tôt possible et instaurer un travail collaboratif entre la maitrise d’ouvrage, la maitrise d’œuvre et les industriels.

La créativité est donc possible si elle est intégrée dans une réflexion globale. La preuve ? l’industrie automobile est capable de créer de superbes modèles, de faire varier les options tout en produisant sur un mode totalement industrialisé ! Une autre preuve ? Les références d’Ossabois : elles permettent de se rendre compte que jamais nous n’avons sacrifié la créativité architecturale à l’impératif industriel !
Il n’y avait qu’à voir les réactions enthousiastes des participants à la conférence pour comprendre que beaucoup l’ont déjà compris !

Copie du document présenté lors du Congrès